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lundi 14 novembre 2016

l'EMDR indiquée en cas de stress post traumatique

EMDR est l'acronyme de Eye Movement desensitization and reprocessing, que l'on peut traduire en français par "désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires". L'EMDR consiste à revivre un événement traumatisant pendant que le thérapeute effectue une stimulation. Pour ce faire, le praticien dispose de trois techniques :
  • la stimulation visuelle : le patient suit de gauche à droite le doigt du thérapeute créant ainsi des mouvements oculaires
     
  • la stimulation tactile : le praticien touche par exemple les genoux du patient, à gauche puis à droite
     
  • la stimulation sonore : un son est émis alternativement dans l'oreille droite puis dans l'oreille gauche du patient, on parle alors de stimulation bilatérale alternée
     
L'objectif de la thérapie EMDR est d'arriver à dissocier un souvenir de sa charge émotionnelle. En état de stress post-traumatique, l'émotion n'est plus régulée correctement. Elle est stockée dans le cerveau avec le traumatisme. Car l'amygdale responsable du traitement de la peur est hyperactive. Elle envoie sans arrêt un message de danger. À l'inverse, le cortex préfrontal n'est pas assez actif et n'arrive plus à calmer l'amygdale.

À Marseille, une équipe de chercheurs a voulu comprendre comment la thérapie EMDR agit sur le cerveau. Un protocole de conditionnement et d'extinction de la peur a été mené sur des patients. Grâce à une IRM, le cerveau des patients a été analysé avant et après la thérapie EMDR.
Résultat : après la thérapie EMDR, les chercheurs ont constaté une amélioration du fonctionnement des structures impliquées dans le traitement émotionnel et notamment l'hippocampe impliqué dans la mémoire, l'amygdale gauche et l'amygdale droite impliquées dans la réponse émotionnelle… En résumé, tout le circuit émotionnel retrouve un fonctionnement adéquat lors de l'extinction de la peur.
Ce sont les stimulations bilatérales alternées qui permettent d'éteindre plus rapidement la peur et de restocker les souvenirs traumatisants sans l'émotion jusque-là associée.

mardi 19 avril 2016

Stress dépression, guérir autrement

Une vidéo en 4 parties de David Servan-Schreiber sur les solutions alternatives au antidépresseurs dans le traitement de la dépression et du stress posttraumatique :
le sport, la méditation, l'EMDR
 Une première partie sur le cerveau et les émotions


Sante - Dr David Servan-Schreiber 1/4 par jean_dupont

puis partie 2


Sante - Dr David Servan-Schreiber - 2/4 par jean_dupont


puis partie 3

Sante - Dr David Servan-Schreiber 3/4 par jean_dupont



puis partie 4


- Sante - Dr David Servan-Schreiber 4/4 par jean_dupont


lundi 18 avril 2016

Un traitement du stress post-traumatique associant un bêta-bloquant à la psychothérapie testé en France

Un traitement du stress post-traumatique, qui associe le médicament propranolol (Avlocardyl et autres) à la psychothérapie, sera testé à grande échelle en France dans des centres et des hôpitaux franciliens. Le propranolol est un médicament de la classe des bêta-bloquants déjà utilisé pour le traitement de l'hypertension et la migraine.
Le traitement, d'une durée de six semaines, été développé au Québec par le psychologue et professeur de psychiatrie Alain Brunet de l'Université McGill.
L’étude, qui inclura 400 personnes, devrait débuter d’ici à trois semaines, a indiqué, le 13 avril, le Pr Bruno Millet (Pitié-Salpêtrière), qui coordonnera l'étude.
Le traitement vise, explique le Pr Brunet, à diminuer la charge émotionnelle d’un souvenir traumatique.
Depuis décembre 2015, une centaine de cliniciens de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ont été formés à la « méthode Brunet ». Les patients qui seront inclus dans l’étude (principalement des personnes touchées par les attentats de novembre dernier) seront répartis en deux groupes : l’un recevra le nouveau traitement, l’autre continuera à recevoir des traitements classiques.

voir cette vidéo qui détaille cette approche
 

mercredi 9 septembre 2015

Evaluation de l’efficacité de l’hypnose dans différentes indications médicales.

Dans un rapport remis à la Direction Générale de la Santé, les chercheurs de l’Inserm sous la direction de Bruno Falissard ont évalué l’efficacité de cette pratique de médecine complémentaire dans certaines de ses indications (santé des femmes, troubles digestifs, chirurgie, psychiatrie…). Cette étude met en évidence son intérêt thérapeutique lors d’une anesthésie et pour la prise en charge du syndrome du côlon irritable. Elle confirme également que les risques liés à l’hypnose sont particulièrement limités.

L’hypnose n’est ni un état de vigilance ni un état de sommeil mais un état modifié de conscience, comme la sophrologie. A l’échelle biologique, les effets de l’hypnose ont été confirmés par les techniques d’imagerie modernes. Celles-ci ont mis en évidence des modifications de l’activité de certaines régions cérébrales lors de suggestions chez un sujet sous hypnose.

On distingue plusieurs types d’hypnose selon leur application médicale : l’hypno-analgésie utilisée comme méthode antalgique, l’hypno-sédation qui couple l’hypnose à des produits anesthésiques et enfin l’hypnothérapie à visée psychothérapeutique. En plus de ces pratiques, le rapport s’intéresse aussi à l’EMDR – « Eye Movement Desensitization and Reprocessing »  http://www.emdr-france.org/ ou technique de désensibilisation et retraitements par mouvements oculaires.


Télécharger le rapport