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vendredi 9 septembre 2016

Vacances et/ou meditation


Une étude, publiée dans la revue Translational Psychiatry, a comparé l'impact biologique et psychologique de vacances et de la méditation.
Eric Schadt et Elissa S. Epel ont, avec leurs collègues de l'Icahn School of Medicine et des universités de Californie à San Francisco et Harvard,  ont comparé l'impact biologique et psychologique de vacances et de la méditation.
Cette étude a été mené avec 64 femmes, âgées de 30 à 60 ans, non méditantes qui ont été assignées au hasard à prendre de simples vacances où à participer à un programme, d'initiation à la méditation et au yoga. Un groupe de 30 personnes expérimentées en méditation ont aussi participé à l'étude.
Des échantillons de sang ont été pris avant et après le séjour. Diverses évaluations psychologiques du bien-être et de la détresse ont également été réalisées avant et après le séjour ainsi qu'un mois et dix mois plus tard.
En résumé, les résultats montrent à la fois un «effet de vacances» significatif qui a bénéficié tous les groupes, et une suppression des réponses liées au stress et une meilleure réponse immunitaire.
Les chercheurs ont également identifié un «effet de méditation» au sein du groupe de méditant expérimenté, favorisant un vieillissement en santé. Cette étude fournit une forte distinction entre les effets bénéfiques de la relaxation de courte durée typique de vacances par rapport à la méditation intensive aiguë pour les méditants réguliers.

voir l'article en anglais
Meditation and vacation effects have an impact on disease-associated molecular phenotypes
 Translational Psychiatry (2016) 6, e880; doi:10.1038/tp.2016.164
Published online 30 August 2016

lundi 27 juin 2016

la méditation pour lutter contre le vieillissement

Un projet de recherche européen, piloté par l’Inserm, va évaluer les bénéfices de certaines pratiques, telles que la méditation, chez les seniors.
La population mondiale vieillit ; le nombre des plus de 60 ans devrait plus que doubler au cours de cette première moitié de siècle pour atteindre deux milliards d’ici 2050. À l’échelle mondiale, le nombre des seniors devrait, pour la première fois, dépasser celui des enfants en 2047. Il s’agit là d’un véritable défi pour les acteurs politiques et les professionnels de la santé qui doivent faire en sorte que nos populations vieillissantes disposent de meilleures perspectives de santé. Un nouveau projet de 7 millions d’euros, financé par l’UE, a été mis en place dans ce but.
Le projet Silver Santé Study. regroupe des scientifiques de plusieurs pays européens (France, Royaume-Uni, Belgique, Espagne, Suisse et Allemagne), dont le travail aura pour but, pendant les cinq prochaines années, d’identifier les facteurs déterminants de la santé mentale et du bien-être des seniors.
Les participants à cette étude se verront proposer différentes interventions, comme par exemple l’apprentissage d’une langue étrangère ou la pratique régulière de la méditation. Les résultats seront évalués en combinant différentes approches, des mesures du sommeil, des comptes rendus établis par les participants eux-mêmes, des mesures comportementales etc.

Stimuler la neuroplasticité par la méditation

 Certaines pratiques d'entraînement mental comme la méditation peuvent aider à améliorer la santé mentale lors du vieillissement, via la neuroplasticité.
La méditation et ses effets sur le cerveau intéressent les scientifiques depuis les années 1980, mais il aura fallu attendre le début des années 2000 pour que les premières études solides soient publiées.
voir La recherche sur le cerveau méditant


Si les premières études menées ont porté des « experts » en méditation, qui avaient derrière eux des milliers d’heures de pratique », les bénéfices de la méditation ne sont pas réservés à ceux qui y consacrent de longues heures quotidiennement. Plusieurs études ont ainsi montré des effets sur le cerveau de « débutants », après quelques semaines de pratique. Pas de limite d'âge pour s'y mettre, mais comme le tennis ou le violon, la méditation nécessite un apprentissage, et une pratique régulière .
Les volontaires qui intégreront la Silver Santé Study bénéficieront d'un véritable entraînement, à raison d'une séance par semaine. « Ce qui est assez unique dans cette étude, c'est que nous avons choisi une durée d'intervention de 18 mois. C'est beaucoup plus long que ce que prévoient habituellement les protocoles », souligne Antoine Lutz, un des chercheur associé à l'étude.

Deux techniques de méditation seront enseignées aux seniors, la pleine conscience et la méditation dite compassionnelle. « Cette approche est particulièrement intéressante pour des personnes âgées, dont on sait qu'elles ont tendance avec l'âge à se renfermer, explique Antoine Lutz. Là, elles vont apprendre à s'ouvrir sur l'extérieur et à mieux interagir avec les autres. »
Pour ceux qui ne se sentiraient pas encore prêts à se lancer dans les pratiques méditatives, la Silver Santé Study propose également un programme basé sur l'apprentissage d'une langue étrangère. Quelle que soit l'option choisie, en plus des séances hebdomadaires, le programme prévoit des réunions de groupe à intervalles réguliers, pour partager les expériences de chacun et pratiquer ensemble.

*Si vous êtes intéressé par la Silver Santé Study, vous pouvez obtenir des informations supplémentaires par mail à silversante@cyceron.fr ou par téléphone au 02 31 47 02 06.

mercredi 8 octobre 2014

Sans gluten, sans sucre, yoga , méditation : le premier traitement non médicamenteux qui améliore Alzheimer

Des patients Alzheimer ont vu leur mémoire s’améliorer grâce à une thérapie associant nutrition, exercices, compléments alimentaires, gestion du stress...

 Cette étude menée par l’université de Californie a inclus 10 patients qui avaient des pertes de mémoire associées à une maladie d’Alzheimer, un déficit cognitif léger de type amnésique ou un trouble cognitif subjectif. 
6 patients avaient dû arrêter de travailler ou rencontraient des difficultés à conserver leur travail. Le programme comprenait 36 points impliquant des changements alimentaires, de la stimulation cérébrale, de l’exercice, une optimisation du sommeil, des vitamines, etc, mais il a été personnalisé en fonction de chaque individu. 
Par exemple, dans le cas particulier d’une patiente qui perdait son chemin pour rentrer chez elle, le programme thérapeutique comprenait:
  • l’élimination des glucides simples ce qui lui a permis de perdre 9 kg,
  • l’élimination du gluten et des aliments transformés avec une augmentation de la part des fruits, légumes,
  • la réduction du stress par la pratique du yoga et la méditation 20 min deux fois par jour,
  • la prise de mélatonine chaque nuit et l’augmentation du temps de sommeil de 4-5 h par nuit à 7-8h par nuit,
  • l’amélioration de l’hygiène buccale,
  • la reprise d’un traitement hormonal substitutif qui avait été arrêté,
  • une diète de 12 h minimum entre le repas du soir et le petit déjeuner et de 3 h entre le dîner et le coucher,
  • de l’exercice 30 min par jour et 4 à 6 fois par semaine.
  • la prise de vitamines B12 et D3, d’huile de poisson, de coenzyme Q10 chaque jour,
Résultats : seul un patient avec un Alzheimer avancé n’a pas eu d’améliorations dans son état. Sur les 6 patients qui avaient dû arrêter de travailler ou rencontraient des difficultés à conserver leur travail, tous ont pu rester ou retourner au travail. Un des effets majeurs a été l’amélioration de l’IMC.

Le faible effectif de l'étude ne permet pas de conclusions définitives

voir l'article sur le site  la nutrition
et le site de UCLA en anglais http://www.eastonad.ucla.edu/

jeudi 6 mars 2014

Insomnie chez les aînés : la sophrologie alternative aux somnifères dangereux

Avec les Français, les Québécois sont les plus grands consommateurs de somnifères du monde.

Mais ces médicaments comportent beaucoup d’effets secondaires indésirables, soulignent la professeure Cara Tannenbaum et l'étudiant Dharmender Singh de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM), auteurs d'une étude qui montre que le gouvernement gagnerait à rembourser les aînés qui participent à des séances de groupe de psychothérapie de type cognitivo-comportemental pour traiter leur insomnie.

En plus des conséquences psychologiques et physiques de la dépendance et d'un syndrome du sevrage, les somnifères diminuent la concentration et ralentissent les réflexes, augmentant ainsi le risque d’accidents de la route et de chutes. Les personnes âgées qui prennent des benzodiazépines courent un risque de chute 57 % plus élevé et un risque de fracture 34 % plus élevé. Quatre aînés sur 10, parmi ceux qui consomment des benzodiazépines, sont victimes de chutes.

 lire l'article http://www.psychomedia.qc.ca/sommeil/2014-03-03/insomnie-somniferes-psychotherapie

La sophrologie thérapeutique offre une alternative aux somnifères.
voir la vidéo ci dessous ▶ Apports de la Sophrologie dans les troubles du sommeil - Vidéo Dailymotion
Apports de la Sophrologie dans les troubles du sommeil
Un extrait de l'émission Allo Docteur sur France 5 sur le thème: "séniors les troubles du sommeil". Extrait reportage sur les apports de la Sophrologie dans les troubles du sommeil