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vendredi 14 avril 2017

Le sucre plus addictif que la cocaine

Héroïne, cocaïne, alcool, tabac sont autant de substances qui provoquent la plupart du temps une dépendance. Désormais, le sucre serait aussi addictogène que les drogues dures. C’est du moins ce qui a été mis en évidence lors d’une expérience menée sur les rats en 2010.
«En actionnant un simple levier, ces derniers avaient la possibilité de s’injecter une dose de cocaïne ou de boire une solution sucrée. Huit ou neuf rats sur dix présentent une préférence quasi exclusive pour le goût sucré, explique Benjamin Boutrel, responsable du laboratoire de neurobiologie des troubles addictifs et alimentaires du CHUV. Et cela quels que soient leur âge, leur niveau de stress ou leur histoire de consommation.» Même les rats cocaïnomanes optaient pour le doux breuvage.
















Les méfaits du sucre sur notre santé:

La consommation de sucre industriel a des conséquences très néfastes sur l’organisme.
Tout d’abord, son métabolisme implique de puiser dans nos réserves minérales (calcium, magnésium) et vitaminiques (vitamine B1, notamment). La consommation de sucre induit donc des carences dans l’organisme.
Juste après la consommation du sucre, notre corps connait un pic, puis une baisse soudaine de sa glycémie, ce qui génère un stress physique pour l’organisme.
Il faut savoir également que le glucose a une structure semblable à celle de la Vitamine C, que nos globules blancs utilisent dans leur lutte contre les bactéries et autres virus. Les molécules de sucre interfèrent avec celles de la Vitamine C, ce qui amenuise les performances de notre système immunitaire.
La liste des méfaits que l’on attribue à la consommation de sucre est longue… En voici un aperçu :
Nota Bene: Le lien entre la consommation de cette substance et le développement de certaines maladies, comme des cancers, n’est pas encore prouvé. Cependant, les scientifiques du domaine en ont de fortes présomptions.
  • Le sucre crée une dépendance physique et psychique comparable à celle de la drogue :
    • Il favoriserait le diabète ;
    • L’obésité ;
    • L’hypertension ;
    • Les maladies cardio-vasculaires ;
    • Le développement de certains cancers (côlon, estomac, pancréas, utérus et sein) ;
    • Il affaiblirait nos défenses immunitaires dans l’intestin, en attaquant la flore bactérienne ;
    • Il favoriserait la fermentation intestinale (ce qui, en perturbant la flore intestinale, favorise le développement de mycoses) ;
    • Il entraînerait un vieillissement prématuré de tous les tissus de l’organisme, y compris de la peau ;
    • Il favoriserait la neuro-inflammation de l’hippocampe qui provoque la perte de mémoire et réduit la capacité à se repérer dans l’espace ;
    • Il contribuerait à la fragilisation des dents et de la gencive ;
    • Il constitue un terrain de choix pour le développement du Candida albicans, champignon causant des mycoses, etc.
    Bactéries, champignons, cellules cancéreuses prolifèrent grâce au sucre… Qui par ailleurs affaiblit notre système immunitaire…
    D’ailleurs, comme nous l’avons vu, le sucre n’apporte rien à l’organisme en termes nutritionnels. ni micro, ni oligo-élements, ni fibres… RIEN!
    Je vous propose, à présent, de vous aider à arrêter de consommer une substance à la fois aussi addictive et aussi nuisible.

    Le problème, avec le sucre, c’est qu’il est partout.

     

    Comment se sevrer du sucre?

    Bien sûr, vous pouvez, du jour au lendemain, décider que vous ne consommerez plus de sucre et arrêter totalement d’en manger.
    En réalité, pour beaucoup d’entre nous, un tel changement a peu de chances de tenir sur la durée : nous tenons au sucre comme à une drogue, aussi je vous conseille de procéder à un sevrage en douceur.
    • Commencez par renoncer aux sirops, aux sodas et aux jus de fruits sucrés. Optez pour une alternative : jus de fruits frais 100 % pur jus, tisanes non sucrées, eau dans laquelle vous aurez plongé des morceaux de fraise et des feuilles de menthe,  ou tout simplement, carafe d’eau agrémentée du jus d’un citron, etc.
  • Pour vos autres « ajouts de sucre », dans vos yaourts, par exemple, renoncez totalement au sucre raffiné (qu’il soit brun ou blanc, d’ailleurs… c’est toujours du sucre!). Si vous ne pouvez pas passer au « tout nature » tout de suite, commencez par remplacer le sucre par du miel ou du sirop d’érable, et, peu à peu, réduisez les portions afin de déshabituer en douceur votre palais au goût trop sucré.
  • Ayez en réserve des alternatives au sucre pour vos petites fringales. Si en plus d’arrêter le sucre vous décidez d’arrêter de grignoter, vous vous mettez face à deux grosses difficultés. Ne vous retenez pas de manger si vous avez faim, mais jetez toutes les sucreries de votre frigo et de vos placards, et remplissez-les avec des aliments sains : bananes, raisins, kiwi, fraises, framboises, tomates, carottes, fenouil, poivrons que vous mangerez crus, etc. Selon la saison, les alternatives sont nombreuses et variées! Achetez également de la pâte de dattes : Il s’agit d’un produit constitué de 100 % de fruit, sans sucre ajouté et au goût naturellement sucré. Les mélanges de fruits secs, le chocolat noir 100 % font aussi un petit en-cas à la fois sain et délicieux.
  • Si vous priver de plats tout préparés vous est difficile, et que vous manquez de temps, contentez-vous de faire cuire quelques légumes surgelés bio à la vapeur. Pour leur donner plus de goût, assaisonnez-les et agrémentez-les d’huile d’olive, de vinaigre de pomme, de cumin, ou encore d’un peu de piment. Servez avec du quinoa ou du riz… C’est prêt !
  • Ne vous privez pas d’être gourmand! Gardez la notion de nourriture-plaisir! Cela vous rendra la rupture moins difficile. Pour cela, n’hésitez pas à réaliser des petits gâteaux sans sucre mais délicieux… Comme ces petits financiers au miel, ce petit snack aux fruits secs, ou ce gâteau au chocolat dont vous me direz des nouvelles !
  • Opérez ce changement progressivement, sur deux à quatre semaines selon vos besoins, mais surtout, persévérez! Ne laissez pas tomber les efforts déjà accomplis. Même si vous ne parvenez pas à arrêter les sucreries, le fait que vous ne buviez plus de soda est déjà un grand pas en avant… Si vous devez prendre plus de temps pour déshabituer votre corps au sucre, rien de grave… Le tout est de ne rien lâcher!

Recommandations pour arrêter de manger sucré

  • On ne va pas se mentir, les premières semaines de votre sevrage risquent d’être assez difficiles… Vous vous sentirez certainement plus nerveux qu’à votre habitude, plus stressé peut-être, vous souffrirez probablement de maux de tête, et certainement d’envies terribles de sucre… Mais ne baissez pas les bras! Cette souffrance est normale ET provisoire! Elle est le signe que votre organisme était encrassé par tout ce sucre que vous avez consommé depuis des années…
  • Pour que votre sevrage soit plus facile, il est plus simple d’entraîner toute votre petite famille avec vous à la découverte d’un monde sans sucre… Mais, pour des raisons évidentes, il n’est pas bon de frustrer un enfant. Pour ma part, je n’achète plus RIEN de sucré au quotidien. En revanche, je confectionne régulièrement des recettes gourmandes au miel, et je fais des glaces maison 100 % fruits que tout le monde adore. Et, bien sûr, les enfants peuvent toujours manger ce qu’ils veulent quand ils sont invités chez des amis ou lors des fêtes d’anniversaire.
  • Bio n’est pas sans sucre… On trouve de plus en plus de produits hyper sucrés qui ont l’étiquetage bio, mais qui néanmoins sont mauvais pour la santé du fait de leur composition… Il n’y a qu’à jeter un coup d’œil sur n’importe quel paquet de céréales ou de muesli bio pour s’en persuader. Soyez donc vigilant dans vos achats, et privilégiez toujours le fait maison.

 Les effets de la suppression du sucre:

  • Vous vous sentirez plus énergique, plus dynamique, moins fatigué!
  • Après 15 jours à 3 semaines de sevrage, faites le test suivant: croquez dans une pomme type Golden, … Vous serez surpris par ce goût si particulier qui envahira votre palais! Car, oui, en arrêtant de manger sucré, votre perception du goût va changer!
  • Vous aurez moins de problèmes de mémoire.
  • Vous maigrirez… Et vous ne reprendrez pas vos kilos! Vous verrez, vous perdrez également votre cellulite (le sucre est un inflammatoire, et la cellulite est une inflammation des graisses).
  • Vous aurez moins besoin de dormir.
  • La bonne humeur deviendra votre seconde nature!
  • Finies les fringales, finies toutes ces fois où vous mangez et remangez sans pouvoir vous arrêter! Vous réapprendrez à avoir faim et à ne pas manger quand c’est nécessaire.
  • Vous tomberez BEAUCOUP moins malade.
  •  

    L'hypnose est un outil intéressante en accompagnement pour se débarrasser de cette addiction


lundi 3 avril 2017

Les addictions et dépendances sont elles déclenchées par le manque de liens sociaux

Les travaux de Bruce Alexander (Department of Psychology, Simon Fraser University) remettent en question l’idée même que nous sommes d’abord et avant tout dépendants à des substances (héroïne, cocaïne, mais aussi alcool, nicotine, etc.) ou à des habitudes (jeux, Internet, pornographie, etc.).
On savait déjà que si l’on offrait deux bouteilles à un rat seul dans une cage, l’une lui permettant de boire de l’eau, et l’autre de boire une solution contenant de l’héroïne ou de la cocaïne avec du sucre (pour masquer le mauvais goût des drogues), les rats préféraient compulsivement la seconde jusqu’à s’en rendre malade et parfois même en mourir.
 Pour Bruce Alexander et ses collègues, l’environnement appauvri de ces rats seuls en cage était loin de refléter leur habitat naturel. Il construisit donc un grand enclos (le fameux « Rat Park ») avec de nombreux rats mâles et femelles qui pouvaient grimper sur des objets, courir dans des roues, se cacher, se reproduire, etc. BD accessible gratuitement sur le Net !


Bruce Alexander mit dans ce parc les deux mêmes bouteilles. Résultat : les rats goûtaient bien un peu à la solution d’héroïne ou de cocaïne, mais retournaient vite à leurs nombreuses activités et buvaient essentiellement juste de l’eau !


Basé à l’Université Simon Fraser en Colombie-Britannique, Bruce Alexander a pu mener par la suite des entrevues dans de nombreuses réserves où les amérindiens ont été progressivement enclavés depuis deux siècles. Une dépossession qui s’est accompagnée d’une acculturation massive.
Alexander rappelle qu’avant la colonisation, les populations autochtones avaient bien, comme tous les peuples, leurs conflits et leurs guerres, mais pratiquement aucune trace d’addiction. Aujourd’hui, pratiquement toutes les réserves au pays font face non seulement à un alcoolisme endémique, mais à tous le spectre des autres addictions connues (les autres drogues, la télévision, le jeu, etc.). On a ainsi depuis longtemps abandonné l’hypothèse d’une plus grande vulnérabilité à l’alcool chez les peuples autochtones pour expliquer l’ampleur du désastre. Alors quoi ?
C’est là où les parallèles avec le Rat Park deviennent évidents. Dans les deux cas, il y a peu d’addiction quand les individus évoluent dans leur milieu naturel (ou leur culture naturelle, pour ce qui est des humains). Et dans les deux cas, l’addiction se développe rapidement dans des conditions d’isolement social et/ou culturel.

 Voir un article plus complet http://www.blog-lecerveau.org/blog/2017/03/27/6393/
site web de Bruce Alexander. son livre “The Globalisation of Addiction: A study in poverty of the spirit”. Et que le bédéiste Stuart McMillen a superbement illustré dans une BD accessible gratuitement sur le Net !

mercredi 15 mars 2017

L'hypnose et l'activité du cerveau

  L'hypnose a prouvé son utilité clinique, pourtant les changements dans l'activité de cerveau sous-jacente à l'état hypnotique n'ont pas encore été complètement identifiés.
Dans une étude, publiée dans la revue Cerebral Cortex, des chercheurs de l'université de Stanford ont observé les modifications de l'activité du cerveau se produisant durant l'hypnose.
 Les scientifiques ont scanné les cerveaux de 57 volontaires très réceptifs à l'hypnose ou, au contraire, très peu. Tous les sujets ont subi quatre conditions dans le scanner: repos, récupération de la mémoire et deux expériences d'hypnose différentes guidées par des instructions préenregistrées standard en ordre équilibré.


Au moyen de l'imagerie par IRM, trois changements ont été observés lors de l'hypnose :

  • Une diminution de l'interaction entre le cortex préfrontal dorsolatéral (siège de la planification, des fonctions exécutives…) et le circuit du mode par défaut (qui inclut le cortex préfrontal médian et le cortex cingulaire postérieur). Cette diminution de connectivité représente probablement le décalage entre les actions et la prise de conscience des actions, dit Spiegel. « Quand vous êtes vraiment engagé dans quelque chose, vous ne pensez pas vraiment que vous le faites », dit-il. Au cours de l'hypnose, cette dissociation entre l'action et la réflexion permet de se livrer à des activités suggérées sans consacrer de ressources mentales à être conscient de le faire. (De sorte, raconte le chercheur dans le New York Times, qu'un hynoptiseur peut amener un entraîneur de football à danser comme une ballerine sans qu'il se sente gêné de ce qu'il fait.)
  • Une diminution de l'activité a été constatée dans la région dorsale cingulaire antérieure, qui fait partie du réseau de saillance, lequel sélectionne les stimuli pertinents sur lesquels porter l'attention. «Dans l'hypnose, vous êtes tellement absorbé que vous ne vous souciez de rien d'autre », explique le chercheur.
  • Une augmentation de la connectivité entre deux régions est aussi constatée : le cortex préfrontal dorso-latéral et l’insula. Il s'agit, explique le chercheur, une connexion corps-esprit qui aide le cerveau à déterminer et contrôler ce qui se passe dans le corps.
 L'hypnose est définie par l'Association américaine de psychologie (APA) comme étant « un état de conscience impliquant une attention focalisée et une moindre sensibilité à l’environnement, caractérisé par une capacité accrue de réponse à la suggestion ».
 «Chez les personnes qui peuvent être facilement hypnotisées, souligne le chercheur, l'hypnose se montre efficace dans la réduction de la douleur chronique, la douleur de l'accouchement et d'autres procédures médicales ; le traitement de la dépendance au tabac et le syndrome de stress post-traumatique ; ainsi que le soulagement de l'anxiété ou de phobies. »

Les résultats de la présente étude pourraient ouvrir la voie à des traitements pour les personnes peu hypnotisables. « Nous sommes certainement intéressés par l'idée qu'il soit possible de changer la capacité d'être hypnotisé en stimulant des régions spécifiques du cerveau », dit-il.

« Un traitement combinant la stimulation cérébrale avec l'hypnose pourrait améliorer les effets analgésiques connus de l'hypnose et potentiellement remplacer les médicaments antidouleur et anxiolytiques qui ont des effets secondaires et créent une dépendance », dit-il. Évidemment, les recherches doivent se poursuivre avant qu'un tel traitement puisse être mis en œuvre.

 voir l'article :


Brain Activity and Functional Connectivity Associated with Hypnosis

mercredi 11 décembre 2013

Marcel Rufo : "Soyez 'sophraddict' !" | l'étudiant.fr

Marcel Rufo"J'ai une véritable passion pour la sophrologie qui est exactement la démarche inverse : je me recentre, je me décontracte et je vais sereinement vers les épreuves de ma vie. Alors, un conseil d'ancêtre : économisez sur l'herbe, sur l'alcool et payez-vous une séance de relaxation. Elle vous sera utile pour les examens, pour votre sexualité et pour l'estime de vous. En souhaitant, par ailleurs, que ce procédé thérapeutique entraîne chez vous une véritable addiction : "Soyez 'sophraddict' je vous dis !"

voir : Marcel Rufo : "Soyez 'sophraddict' !"