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mardi 29 juillet 2014

Quelles sont les techniques de relaxation?

Stressé? Anxieux? Difficulté à vous détendre? Les techniques de relaxation pourraient grandement vous aider. 
 Le mot relaxation est réducteur,  sous cette appellation, on a tendance à définir des exercices et techniques qui permettent simplement d’abaisser le tonus musculaire. Or ce n’est pas systématiquement l’abaissement du tonus qui est recherché, c’est plutôt la régulation de ce tonus.

La relaxation représente un ensemble
  •  de méthodes, techniques mais aussi
  • de  thérapies 
qui recherchent volontairement la détente physique et mentale, et l’adaptation de la vigilance à la situation en cours.
Ces techniques aident à interrompre le flot de pensées qui entretient le stress et permettent à l'organisme de déclencher la réponse physiologique de relaxation. Plus vous les pratiquerez, plus elles donneront facilement des résultats et plus vous pourrez les adapter selon vos goûts.

Voici quelques techniques simples: 

Ces techniques aident à interrompre le flot de pensées qui entretient le stress et permettent à l'organisme de déclencher la réponse physiologique de relaxation. Plus vous les pratiquerez, plus elles donneront facilement des résultats et plus vous pourrez les adapter selon vos goûts.  


La respiration rythmique: Si votre respiration est courte et rapide, ralentissez-la en prenant de longues et lentes respirations. Inspirez lentement et expirez lentement. Comptez lentement jusqu'à cinq en inspirant et comptez lentement jusqu'à cinq en expirant. Remarquez en expirant que votre corps relaxe naturellement.

La méditation: La méditation consiste à porter attention sur des l'éléments de l'environnement externe (ex. auditifs, visuels) ou interne (ex. état émotif). Se concentrer ainsi permet de cesser d'entretenir des pensées et relaxer. Une méthode de détente qui s'en inspire peut être d'écouter de la musique de la même façon: si vous n'écoutez plus mais pensez à autre chose, revenez simplement à la musique.

La relaxation progressive: Elle consiste à contracter et relâcher les muscles, en commençant par les orteils jusqu'à la figure. Contractez les muscles entre 10 et 20 secondes. Vous apprenez à reconnaître comment vous sentez vos muscles lorsqu'ils sont contractés et lorsqu'ils sont dans un état de relaxation.

La relaxation autogène: Cette méthode consiste à imaginer que vos muscles sont très lourds (très relaxés). Lorsque les muscles qui entourent les vaisseaux sanguins sont relaxés, ces muscles deviennent plus chaud à cause du flot sanguin qui circule plus librement. La même séquence de muscles que la relaxation progressive peut être suivie.

La relaxation par imagerie mentale: Visualisez mentalement des scènes calmes et paisibles.

Sur le plan physique, une séance de relaxation permet, entre autres, de ralentir le rythme de la respiration, ralentir le rythme cardiaque, diminuer la pression artérielle, diminuer les tensions musculaires et diminuer le taux sanguin de cortisol (l’hormone du stress).

Sur un plan thérapeutique

La relaxation poursuit 2 orientations
  • L’abandon de la conscience : la détente, le lâcher prise
  • Une hyper-attention aux expériences internes (sensations, émotions, pensées, états d'esprit) ou externes du moment présent, sans porter de jugement de valeur  Pleine conscience - mindfulness
voir http://sophrologiepantin.blogspot.fr/search/label/Relaxation

lundi 7 avril 2014

S'imaginer faire quelque chose, favorise la réalisation de cet objectif

On a davantage l’intention de partager, d’aider quelqu'un ou de coopérer si l'on s’imagine au préalable en train de secourir une personne en difficulté.

Brendan Gaesser et Daniel Schacter, de l’Université Harvard, ont mis en évidence deux  facteurs qui augmentant les comportements prosociaux : le fait de s’imaginer en train d’aider quelqu’un ou de se rappeler un épisode où l'on a aidé une personne.
Les expérimentateurs ont demandé à une centaine de participants de lire 30 histoires décrivant une personne dans le besoin, par exemple une femme qui s’est « enfermée dehors » en laissant ses clefs dans sa maison, un homme qui souffre d’une maladie, un individu victime d’une catastrophe naturelle, etc.
Puis les participants devaient soit résoudre un problème de mathématiques, soit se rappeler un événement où ils aidaient quelqu’un, soit s’imaginer en train d’aider la personne de l’histoire, soit trouver comment l’aider, mais sans lui porter secours. La volonté des participants de secourir les protagonistes des histoires était ensuite évaluée à l'aide un questionnaire.
voir

Constructing memory, imagination, and empathy: a cognitive neuroscience perspective

  • 1Department of Psychology, Harvard University, Cambridge, MA, USA
  • 2Center for Brain Science, Harvard University, Cambridge, MA, USA
- See more at: http://journal.frontiersin.org/Journal/10.3389/fpsyg.2012.00576/abstract#sthash.srX1HJqG.dpuf
Imaginer être altruiste rend altruiste ! cerveau&psycho

Constructing memory, imagination, and empathy: a cognitive neuroscience perspective

  • 1Department of Psychology, Harvard University, Cambridge, MA, USA
  • 2Center for Brain Science, Harvard University, Cambridge, MA, USA
- See more at: http://journal.frontiersin.org/Journal/10.3389/fpsyg.2012.00576/abstract#sthash.srX1HJqG.dpuf
Brendan Gaesser published this Perspective article.
- See more at: http://community.frontiersin.org/people/_BrendanGaesser/66528#sthash.s5k83Z6a.dpuf

Résultat : les participants qui s’imaginaient porter secours à la personne en détresse avaient davantage l’intention de l'aider que ceux réfléchissant à comment l'aider ou ceux faisant des mathématiques.
Les sujets s'étant rappelé un événement « empathique » voulaient aussi aider le protagoniste, à condition qu'ils aient réussi à secourir la personne impliquée dans leur souvenir.

Simuler mentalement un comportement augmente donc la probabilité d’agir réellement de cette façon. C'est exactement ce que fait la sophrologie, par des exercices de préparation mentale, qui permettent de se projeter dans le futur ou dans le passé pour vivre la réussite d'un objectif visé tel qu'un examen, un entretien d'embauche, le permis de conduire ....).

samedi 1 mars 2014

Visualisation et imagerie mentale

Sommaire :


Visualisation et imagerie mentale
 extrait
Il n'existe sans doute pas de limites aux situations dans lesquelles la visualisation ou l’imagerie mentale peuvent jouer un certain rôle. Mais dans beaucoup de cas, l'effet ne peut être évalué que de manière subjective. Mentionnons aussi que ces approches sont souvent utilisées de concert avec d’autres techniques similaires, l’autohypnose et la relaxation, par exemple. Il est donc parfois difficile de départager l’action spécifique de chacune d’elles. La visualisation est une pratique sans danger, pourvu qu'on ne la choisisse pas au détriment d'un traitement susceptible d'avoir une plus grande efficacité. Il n'y a donc pas de risque à l'essayer dans toutes sortes de situations. Le Dr Andrew Weil2 la suggère en particulier, mais sans s’y limiter, dans le cas de maladies que l’on soupçonne de posséder une importante composante psychologique, comme les maladies de la peau, les maladies reliées au stress, plusieurs maladies auto-immunes, etc.
Efficace Réduire et prévenir le stress et l’anxiété, et améliorer le bien-être. Deux synthèses d’études concluent que la visualisation, souvent en conjonction avec d’autres techniques similaires, peut réduire le stress et l’anxiété et contribuer au bien-être général des personnes bien portantes3,4. Une autre conclut qu’elle peut également améliorer le bien-être des personnes souffrant de maladies graves, comme le cancer ou le sida5. La visualisation peut aussi contribuer à soulager les manifestations de la plupart des problèmes de santé liés au stress ou susceptibles d'être aggravés par celui-ci, de l’hypertension à l’insomnie en passant par l’arthrite et l’infarctus du myocarde.
Efficace Réduire les effets indésirables de la chimiothérapie. À la suite des conclusions de 3 synthèses d’études3,4,6, il est désormais reconnu que les techniques de relaxation, dont la visualisation, réduisent de façon marquée les effets secondaires indésirables de la chimiothérapie. Les chercheurs mentionnent en particulier des effets contre les nausées et les vomissements et contre les symptômes psychologiques comme l’anxiété, la dépression, la colère ou l’impression d’impuissance.
Efficacité probable Réduire la douleur. Une synthèse d’études7 portant sur les thérapies « corps-esprit » pour le contrôle de la douleur conclut que ces approches, dont la visualisation et l’imagerie, peuvent être bénéfiques, en particulier quand elles sont employées en interaction les unes avec les autres. On cite les cas de maux de dos chroniques, d’arthrite, de migraine et de douleurs consécutives à des chirurgies.
Par contre, en 2011, les auteurs d’une synthèse d’études réalisées sur le soulagement des douleurs musculosquelettiques n’ont pu conclure que l’imagerie mentale était efficace. Cette conclusion était due à la qualité déficiente des études recensées8.
Efficacité probable Améliorer les fonctions motrices. L’imagerie mentale et la visualisation semblent avoir un effet positif sur l'amélioration des fonctions motrices. D’après les conclusions de 2 synthèses d’études9,10, elles s'appliquent tant dans le domaine du sport que dans celui de la physiothérapie. Selon une autre étude11, un entraînement « virtuel » pourrait, dans certaines circonstances, être aussi efficace qu’un entraînement réel pour inculquer des habiletés motrices complexes à des patients souffrant de difficultés d’apprentissage. D'autres études seront cependant nécessaires pour confirmer ces résultats.
Efficacité probable Réduire l’anxiété préopératoire ainsi que la douleur et les complications postopératoires. Deux articles descriptifs11,23 et 4 études cliniques14-17 indiquent que la visualisation, entre autres par l’écoute d’enregistrements avant, pendant et après une chirurgie majeure, pourrait réduire l’anxiété qui y est reliée. On a aussi constaté une amélioration du sommeil, un meilleur contrôle de la douleur et un moins grand recours aux analgésiques. Une étude clinique aléatoire18, portant sur 208 personnes opérées pour une hernie inguinale ou un goitre, a même permis de constater que celles ayant bénéficié de techniques de visualisation avant la chirurgie avaient montré moins d’hématomes postopératoires, avaient ressenti moins de douleurs et utilisé moins d’analgésiques.
Efficacité probable Améliorer la qualité de vie relativement au cancer. De nombreuses études, de qualités méthodologiques variées19-25, concluent que la visualisation, entre autres par l’intermédiaire d’enregistrements sonores, améliore la qualité de vie des patients atteints de cancer. On signale une baisse de l’anxiété, une attitude plus positive, plus de vigueur et de meilleurs rapports sociaux.
Efficacité possible Soutenir la créativité. Selon une méta-analyse26 de 9 études regroupant près de 1 500 sujets, il semble que la visualisation pourrait jouer un certain rôle auprès des individus créateurs. On y précise toutefois que la créativité est un phénomène éminemment complexe et que la visualisation n’est qu’un des très nombreux éléments qui y participent.
Efficacité possible Réduire les symptômes de la migraine. Deux études, l’une prospective27 (260 sujets) et l’autre aléatoire28 (40 sujets), indiquent que l’écoute régulière d’enregistrements de visualisation permettrait de réduire les symptômes désagréables reliés à la migraine, surtout en ce qui concerne la douleur et la vitalité. Par contre, cela n’aurait pas d’effet important sur la fréquence ou l’intensité de cette affection.
Efficacité incertaine Améliorer la qualité de vie des gens atteints d’ostéoarthrite. La dégénérescence du cartilage et la douleur associées à l’ostéoarthrite contribuent grandement à la diminution de la qualité de vie des personnes atteintes. En 2010, des chercheurs ont évalué l’effet de la visualisation combinée à la relaxation chez 30 femmes âgées de plus de 55 ans29. Après 16 semaines, les participantes pratiquant la visualisation et la relaxation ont constaté une amélioration de leur qualité de vie (mobilité, réalisation des tâches quotidiennes, humeur, activités sociales, diminution de la douleur, etc.) plus grande que celle du groupe témoin.
Efficacité incertaine Améliorer la qualité de vie des gens atteints de fibromyalgie. Deux petites études cliniques, réalisées par la même équipe de chercheurs américains, l’une en 2006 après 6 semaines de visualisation30, et l’autre en 2008 après 10 semaines de visualisation accompagnée de relaxation31, ont montré une amélioration de la capacité fonctionnelle des individus et une meilleure gestion de la douleur et des symptômes associés à la fibromyalgie.
Efficacité incertaine Améliorer la qualité de vie des femmes atteintes de cystite interstitielle. En 2008, les résultats d’une petite étude pilote (25 sujets) ont montré que 25 minutes de visualisation, 2 fois par jour pendant 8 semaines, pouvaient diminuer les envies fréquentes d’uriner et les douleurs à la région pelvienne35. Ces améliorations ont été observées chez 45 % des femmes pratiquant la visualisation comparativement à 14 % dans le groupe témoin. Cela laisse présager que la pratique régulière de visualisation pourrait aider certaines femmes souffrant de cystite interstitielle.
Efficacité incertaine Améliorer la réadaptation après un accident vasculaire cérébral. En 2010, une revue systématique de la littérature scientifique a évalué l’utilisation de la visualisation pour aider à la réadaptation des victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC)32. Selon les chercheurs, la visualisation en complément à la physiothérapie améliorerait les résultats obtenus avec les thérapies classiques. Cependant, la faible qualité méthodologique des études cliniques retenues empêche de tirer des conclusions plus claires pour le moment. En 2009, 2 petites études cliniques réalisées par un même groupe de chercheurs, non incluses dans la revue systématique, ont évalué 35 patients durant leur réadaptation post-AVC. Elles ont montré que l‘imagerie mentale pouvait leur être utile dans l’amélioration de la capacité fonctionnelle des patients33,34.
Efficacité incertaine Réduire les cauchemars chez l’enfant. Une petite étude clinique aléatoire a évalué 26 enfants de 9 ans à 11 ans souffrant de périodes récurrentes de cauchemars (1 ou plus par semaine) dans leur sommeil36. Le lendemain soir du cauchemar, les enfants devaient utiliser l’imagerie. Avant de s’endormir, les enfants devaient revoir le cauchemar et le revivre en le modifiant de façon qu’il ne soit plus un cauchemar. Les auteurs ont observé une diminution du nombre de cauchemars chez les enfants pratiquant l’imagerie et cette diminution était encore présente 9 mois après l’arrêt de l’étude.
Efficacité incertaine Réduire la douleur abdominale chez l’enfant. Une petite étude clinique aléatoire a évalué 34 enfants de 6 ans à 15 ans souffrant de douleur abdominale37. Pendant 2 mois, les enfants recevaient soit les soins standards ou les soins standards combinés à de l’imagerie mentale. Les résultats ont montré que les enfants recevant la combinaison de traitements avaient moins de douleur abdominale et d’incapacité, consultaient moins et notaient une amélioration de leur qualité de vie comparativement aux enfants recevant les soins standard.
Efficacité incertaine Améliorer la qualité de vie des individus atteints de la maladie de Parkinson. En 2009, les résultats d’une petite étude pilote, réalisée auprès de 20 sujets atteints de la maladie de Parkinson, ont montré que de 10 à 15 minutes d’imagerie mentale pouvaient diminuer les tremblements chez ces individus, jusqu’à 2 à 14 heures après les séances38. Cependant, en 2011, une autre petite étude faite auprès de 47 sujets atteints de la maladie de Parkinson a comparé l’effet de la thérapie usuelle (physiothérapie) à une combinaison physiothérapie et imagerie mentale39. Après 6 semaines, aucune différence n’a été observée entre les groupes en regard des capacités fonctionnelles des sujets.
Efficacité incertaine Améliorer la réadaptation chez des patients brûlés. En 2009, 14 patients ayant subi des brûlures graves aux mains ont soit expérimenté la visualisation au cours des 5 premiers jours de réadaptation, soit fait partie d’un groupe témoin40. Les auteurs concluent que la visualisation peut être considérée comme une intervention efficace, car les patients pratiquant la visualisation montraient de meilleures performances motrices et une vitesse de récupération augmentée.
Efficacité incertaine Réduire l’hypertension chez les femmes enceintes. Une petite étude exploratoire a évalué l’effet de 2 séances quotidiennes d’imagerie mentale ou de relaxation pendant 4 semaines auprès de 69 femmes enceintes41. Des améliorations de la tension artérielle ont été observées chez les femmes du groupe imagerie comparé aux femmes en relaxation. Cependant, cette diminution n’est pas significativement différente lorsque les résultats sont ajustés pour les taux initiaux de tension artérielle des femmes et selon le nombre de semaines de gestation. Par ailleurs, aucun effet n’a été observé en regard de l’anxiété des participantes.